L’assassinat de Marx Dormoy le 26 juillet 1941


Marx Dormoy, lors de son service militaire, fut affecté à sa demande en Algérie, à Hussein-Dey, au 4e régiment du Génie.


A 26 ans, célibataire, sans charge de famille et sans exercer une activité qui aurait pu faire de lui un affecté spécial dans l’industrie,  il est immédiatement mobilisable.


Dès le 5 août 1914, il rejoint le 7ème Régiment du Génie, en tant que simple soldat. Il combattra d’abord en Lorraine, lors de la bataille des frontières, et on le retrouvera aussi bien à Verdun en 1916, que lors de  la désastreuse offensive Nivelle du printemps 1917.
« Sa discipline, son courage et sa conduite au feu lui vaudront plusieurs citations.
Il obtint une citation à l‘ordre de la Nation, deux citations à l’ordre de l’armée, la Croix de Guerre avec deux palmes et une étoile d’argent.
« 
(Jean-Paul PERRIN) – Senat.fr

Marx Dormoy, aujourd’hui injustement oublié, fait partie, comme Léon Blum, Jean Zay, Édouard Daladier ou Georges Mandel, de ces hommes politiques de la IIIème République sur lesquels le régime de Vichy s’est acharné.


Marx Dormoy est aussi un des 80 députés courageux, qui le 10 juillet 1940, à Vichy, dans un climat d’une rare violence, ont refusé de voter les pleins pouvoirs à Pétain. (J-P Perrin La Montagne)



Marx Dormoy avait donc tout pour déplaire au gouvernement de Vichy qui, en septembre 1940, l’a fait arrêter, emprisonner puis finalement assigner à résidence à Montélimar. Mais Marx Dormoy savait que ses ennemis ne s’arrêteraient pas là, qu’ils en voulaient à sa vie.

Ce qu’ils ne pouvaient pardonner à l’ancien ministre de l’Intérieur du Front populaire, c’est le combat acharné qu’il mena contre la Cagoule, cette organisation terroriste secrète qui s’était juré de renverser la République et qu’en 1937, il avait quasi réussi à démanteler.

Son statut de « Résistant » et d’adversaire résolu du régime de Vichy, fut conforté par les hommages de la nation : après avoir été fait chevalier de la légion d’honneur et médaillé de la Résistance à titre posthume, Marx Dormoy a été cité à l’Ordre de la Nation, le 27 novembre 1946 ( Maitron.fr)

Pour en savoir plus : Ici par exemple le site Vu Du Bourbonnais de Jean-Paul Perrin
– PAGES D’HISTOIRE: MARX DORMOY (1888-1941): I- 1888-1939: L’HISTOIRE D’UNE ASCENSION POLITIQUE
– PAGES D’HISTOIRE: MARX DORMOY(1888-1941) II-1940-1941: SA DESTITUTION, SON ARRESTATION, SON ASSASSINAT ET SES CONSÉQUENCES
– PAGES D’HISTOIRE: MARX DORMOY (1888-1941): III – DU TEMPS DE L’HISTOIRE AU TEMPS DE LA MÉMOIRE (DE 1945 À NOS JOURS)

Le livre de Gayle K. Brunelle et Annette Finley-Croswhite : Assassination in Vichy non encore traduit de l’anglais

Gayle K. Brunell et Annette Finley-Croswhite étaient présentes à Montélimar ce 26 juillet 2021



Mais la bête immonde n’était pas morte.

Presse de  l'assassinat de Marx Dormoy

Dans la nuit du 25 au 26 juillet 1941, à l’hôtel du Relais de l’Empereur à Montélimar où il était en résidence surveillée par le régime de Vichy, Marx Dormoy, ancien ministre socialiste du Front Populaire, était tué par l’explosion d’une bombe placée sous son lit.

En quelques années en tant que maire de la ville de Montluçon il a su la transformer pour la faire entrer dans le modernisme urbain en bâtissant des écoles, des lavoirs, un réseau d’égouts, des établissements hospitaliers, un des premiers HBM (Habitations Bon Marchés – HLM ), un pont, des parcs, au profit des habitants.
(voir ici ce récapitulatif)

Et c’est pour cela aussi que nous souhaitions célébrer sa mémoire.

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